Pourquoi je manifeste le 12 mars 2016 (Vidéos)

affiche

STOP ETAT D’URGENCE – Syndicat de la Magistrature – Marion LAGAILLARDE – Appel à manifester le 12 Mars from Urubu films on Vimeo.

STOP ETAT D’URGENCE – DAL – Jean Baptiste EYRAUD – Appel à manifester le 12 Mars from Urubu films on Vimeo.

STOP ETAT D’URGENCE – Union Syndicale Solidaires – Catherine LEBRUN – Appel à manifester le 12 Mars from Urubu films on Vimeo.

STOP ETAT D’URGENCE – COMITE CONTRE L’ISLAMOPHOBIE – Yasser LOUATI – Appel à manifester le 12 Mars from Urubu films on Vimeo.

Vous aussi envoyez nous vos vidéos !

  • contact@stopetatdurgence.org
  • www.stopetatdurgence.org

PL Crime organisé et terrorisme : Questions – Réponse du Syndicat de la magistrature

A l’occasion de l’examen au parlement du Projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l’efficacité et les garanties de la procédure pénale.

Questions réponses sur PL Crime organisé et terro

http://www.syndicat-magistrature.org/Questions-reponses-critiques-du-2443.html

10 arguments contre l’état d’urgence

L’état d’urgence est inutile
Depuis 1986, une vingtaine de lois antiterroristes ont été votées, la plupart du temps en réaction à des attentats : en 1986, en 1996, après le 11 septembre 2001, après
les attentats de Madrid (2004) ou de Londres (2005). Ces lois n’ont pas empêché que
des attentats soient commis en France, par contre elles ont multiplié les mesures
d’exception et les régimes particuliers…

L’état d’urgence frappe principalement les mouvements
sociaux, les quartiers populaires et les musulman-e-s
Depuis le 13 novembre 2015, des manifestations de mal logé-e-s, de femmes, de réfugié-e-s, d’écologistes, de salarié-es ont été interdites … des militant-e-s sont poursuivi-e-s pour avoir bravé l’interdiction. Des militant-e-s des mouvements sociaux, des
musulman-e-s ou supposé-e-s l’être, des habitant-e-s de quartiers populaires ont été
assigné-e-s arbitrairement à résidence et/ou ont subi des perquisitions violentes et des humiliations, sans lien avec le terrorisme. L’Etat refuse réparation à certaines victimes
collatérales des attentats, comme les habitant-e-s de l’immeuble pris d’assaut
par le RAID à St Denis ou les victimes d’abus policiers.

La déchéance de la nationalité dans la constitution est une menace pour 3,7 millions de binationaux
Réclamée par l’extrême droite, cette mesure crée deux catégories de citoyens alors que
selon la constitution, les citoyens sont libres et égaux en droit. Elle est d’autant plus grave
qu’elle pourrait être étendue ultérieurement à d’autres délits que le terrorisme.

L’état d’urgence et la déchéance sont inefficaces
D’après les statistiques officielles, les autorités ont procédé à 3 242 perquisitions entre
le 14 novembre 2015 et le 29 janvier 2016. 4 perquisitions ont abouti à l’ouverture
d’une enquête pénale pour une infraction effectivement liée au terrorisme selon le
droit français. Quant à la déchéance de nationalité, tout le monde s’accorde pour dire
qu’elle n’arrêtera jamais un terroriste.

L’état d’urgence a été, est et sera
toujours dangereux pour la démocratie
La loi sur l’état d’urgence a été votée en 1955, en pleine guerre d’Algérie. C’est sous couvert de l’état d’urgence que, le 17 octobre 1961, le préfet Maurice Papon a fait assassiner des centaines d’Algériens à Paris. Et c’est encore sous l’état d’urgence que, le 8 février 1962, le même Papon fait interdire une manifestation pour la paix, ce qui conduira à l’assassinat par la police de 9 militants à Charonne. Cette loi a été appliquée ensuite contre la révolte des banlieues en 2005 par le Ministre de l’Intérieur Sarkozy.
Depuis son instauration le 13 novembre au soir, elle a servi contre les réfugié-e-s et leurs soutiens, contre les féministes, les écologistes, les musulmanes et musulmans (ou supposés tels), et des syndicalistes. L’histoire nous montre que toutes les lois d’exception servent à durcir le pouvoir et à réprimer la population. Si l’état d’urgence était inscrit dans la constitution, un gouvernement autoritaire aurait les mains libres pour frapper durement les opposant-e-s.

Avec l’état d’urgence, l’armée s’installe dans le paysage
Avec cet état d’exception sans fin (car le terrorisme est aussi sans fin), l’Etat mobilise
inutilement des dizaines de milliers de policiers et de militaires, patrouillant des heures dans les rues uniquement pour laisser croire à la population qu’elle est protégée. Ce
climat de militarisation durable de la société nourrit la peur de l’autre. La sur-mobilisation
des forces répressives réduit la capacité de faire face au terrorisme que l’on prétend combattre.

L’arbitraire policier et étatique est renforcé,
le contrôle du juge est affaibli
C’est un acte de défiance à l’égard des juges qui font leur travail dans des conditions précaires.
C’est une grave erreur de limiter son contrôle face aux attentats. Les lois existent, mais les moyens manquent, chaque fait divers le démontre ! L’état d’urgence consacre ainsi à la fois la marginalisation du juge et l’accroissement des atteintes aux libertés sur
des critères vastes et flous d’ordre public.

Le gouvernement crée un régime d’exception
Inscription de l’état d’urgence dans la constitution, prolongation de l’état d’urgence jusqu’à l’adoption d’une nouvelle loi anti-terroriste qui renforce les pouvoirs de la police : le gouvernement multiplie les régressions démoratiques. Un complexe militaro-sécuritaro-numérique se met en place, débouchant sur une société de contrainte et d’hyper surveillance. La loi de renseignement et le renforcement du contrôle sur Internet en sont l’illustration.

L’état d’urgence devient la règle
La loi sur le crime organisé et le terrorisme qui arrive en débat va encore plus loin.
Elle permettra, sans le contrôle du juge et hors l’état d’urgence, les perquisitions de nuit, les contrôles d’identité, la fouille des bagages, la garde à vue arbitraire pendant 4h sans avocat. Un policier pourra ouvrir le feu contre un individu armé qui ne le vise pas, ou garder son arme de service 24h sur 24 … Le « délit prédictif » est introduit dans l’état d’urgence : le simple soupçon qu’une personne pourrait commettre un délit pourra suffire à justifier une assignation à résidence, ou une perquisition.

L’Etat renforce la répression et fragilise la cohésion
La guerre est la cause du terrorisme. Au lieu de militariser la société, de réprimer les mouvements sociaux comme les 8 de Goodyear, de laisser le ver raciste frayer son chemin, il faudrait rechercher la paix, abolir le contrôle au faciès et les camps de rétention, introduire dans la constitution le droit de vote des étranger-es et ouvrir de nouveaux droits sociaux, réduire les inégalités …

4p-14p-2

A télécharger ici : 4pages SEU 12 mars

10 mars – Saint Denis – Grand meeting

12698469_1532701747026578_91947355785810088_o

Etat d’urgence, déchéance de nationalité, répression syndicale, loi El Khomri… Contre les attaques en chaîne du gouvernement : tou.te.s attaqué.e.s, tou.te.s mobilisé.s !

Grand Meeting de région parisienne avec Mickaël WAMEN (syndicaliste CGT Goodyear condamné à 9 mois de prison ferme), Sergio CORONADO (député écologiste mobilisé contre l’état d’urgence), les Collectifs nationaux Stop état d’urgence, Nous ne cèderons pas et Contre la guerre, les Collectifs locaux, l’Unef et Solidaires-Etudiant-e-s, des victimes de l’état d’urgence, un inspecteur du travail, le Syndicat de la Magistrature, la Quadrature du Net, etc.

Et clôturé en musique par les talents de Captain Simard !